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22 février 2012 - Conseil de sécurité - Somalie/AMISOM - Explication de vote de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations Unies

Monsieur le Président,

La situation en Somalie est préoccupante et exige une attention prioritaire de la communauté internationale. C’est pourquoi nous avons voté en faveur de la résolution 2036 adoptée aujourd’hui. Nous souhaitons qu’elle contribue au succès des soldats de l’AMISOM qui effectuent un travail difficile et indispensable sur le terrain. Nous leur rendons hommage.

L’adoption de la résolution 2036 témoigne de l’engagement de la communauté internationale. Elle doit aussi amener les Somaliens à prendre leurs responsabilités afin de régler la crise dans leur pays :

— cela passe par l’élaboration d’une stratégie politique solide ainsi que le déploiement d’une administration efficace dans les zones libérées. Nous souhaitons que la conférence de Londres sur la Somalie permette d’avancer sur ces sujets.

— il faut aussi encourager le développement des forces de sécurité somaliennes. L’Union européenne y apporte une importante contribution. Elle s’apprête à renforcer son soutien aux capacités maritimes et judiciaires de la Somalie et des pays de la région. D’autres doivent contribuer à cet effort.

— Il faut enfin que les autorités somaliennes s’engagent résolument dans la lutte contre la piraterie, y compris sur le plan judiciaire.

Monsieur le Président,

J’insiste sur l’importance du soutien financier que l’Union européenne apporte à l’AMISOM. Elle finance aujourd’hui les soldes des troupes à hauteur d’environ 130 millions d’euros. L’Union Européenne, dont les membres, je le rappelle, contribuent à eux seuls à déjà plus de 40% du budget des opérations de maintien de la paix, ne peut évidemment assumer seule toutes les implications financières de cette décision du Conseil de sécurité. Ce serait la taxer deux fois. Nous appelons donc de nouveaux contributeurs à s’engager à ses côtés pour le financement de l’AMISOM. 

En conclusion, je rappelle la nécessité d’une réflexion stratégique sur l’avenir des opérations de maintien de la paix dans leur ensemble. L’augmentation des effectifs ne suffit pas à en garantir le succès. Nous devons aussi veiller à la maîtrise des coûts. Dans une organisation où cinq pays payent à eux seuls plus de 60% du budget des opérations de maintien de la paix, dans un contexte de crise financière mondiale, c’est une contrainte que le Secrétariat et tous les acteurs du maintien de la paix doivent mieux prendre en compte. Nous continuerons d’y être attentifs.

Je vous remercie.



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