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25 novembre 2009 - Conseil de sécurité : Consolidation de la paix - Intervention de M. Nicolas de Rivière, représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations unies

Merci Monsieur le Président,

La France se félicite de l’organisation de ce débat. Organisé à quelques mois de la revue quinquennale, c’est l’occasion de souligner les premiers succès rencontrés par la CCP mais aussi de mettre l’accent sur les efforts prioritaires à pourvoir en vue d’améliorer l’efficacité des actions en la matière. La revue de 2010 doit permettre à la CCP de devenir un outil influent qui puisse apporter toute sa valeur ajoutée dans les domaines clés qui favorisent l’instauration de la paix.

Nous nous alignons pleinement avec la déclaration que fera tout à l’heure la Suède au nom de l’Union Européenne.

Je souhaite par ailleurs remercier l’ambassadeur Munoz, Président de la Commission de consolidation de la paix, pour son dévouement et ses efforts pour mener les activités de la commission de consolidation de la paix depuis janvier 2009.

La France souhaite également exprimer sa reconnaissance aux quatre présidents des configurations pays qui conduisent avec détermination les travaux de la consolidation de la paix dans les pays en question.

Monsieur le Président,

Comme le rapport en témoigne, la Commission de consolidation de la paix a déjà obtenu des résultats satisfaisants dans les quatre pays à son ordre du jour. Depuis quatre ans, cette Commission joue un rôle croissant dans les efforts de consolidation de la paix des Nations unies dans des pays sortant tout juste de conflits, en mobilisant des ressources et en coordonnant l’aide internationale.

Ma délégation souhaiterait souligner l’importance des liens qui ont pu être établis entre la Commission et les autorités nationales de ces quatre Etats, notamment pour la définition des priorités stratégiques. L’appropriation par l’ensemble des acteurs de ces stratégies de consolidation de la paix est primordiale. Ainsi nous encourageons vivement les gouvernements du Burundi, de la Sierra Léone, de la Guinée Bissau et de la République centrafricaine, qui sont les premiers responsables d’une consolidation de la paix réussie, à poursuivre leur collaboration avec la Commission, en particulier en ce qui concerne l’achèvement des processus de Désarmement, Démobilisation, et Réintégration (DDR), de réforme du secteur de la sécurité (RSS) et en ce qui concerne l’organisation d’élections.

Néanmoins, nous pensons que l’efficacité de la Commission de consolidation de la paix peut encore être améliorée. La CCP n’a pas encore atteint tous les objectifs qui lui avaient été confiés lors de sa création.

Monsieur le Président,

La France est favorable à l’intensification des relations entre la CCP et le Conseil de sécurité, comme l’a suggéré le Secrétaire général dans son rapport de juin dernier. L’objectif premier de la CCP est, en effet, d’assurer la transition entre les opérations de maintien de la paix et le processus de consolidation de la paix. Pour y parvenir, la CCP et le Conseil doivent coopérer davantage et de manière plus étroite afin notamment que la dimension consolidation de la paix soit prise en compte dès que possible dans les stratégies de sortie de crise.

L’efficacité de la CCP passe également par ses relations avec le système des Nations unies, notamment l’Assemblée générale et l’ECOSOC. Une synergie accrue avec l’ECOSOC et l’Assemblée générale garantirait une coordination des actions favorable à l’instauration d’une paix durable, à la fois dans les domaines politiques, économiques et sociaux. Nous appelons également tous les Etats membres à accorder une attention particulière aux travaux de la CCP et à lui apporter leur soutien.

L’apport principal de la CCP consiste à mobiliser les énergies et les ressources tout en coordonnant les actions sur le terrain, y compris en ce qui concerne les institutions financières internationales, les agences des Nations unies et les organisations non gouvernementales, avec lesquelles la Commission est en contact permanent. A cet égard, il est primordial que la CCP assure également un suivi des projets financés par l’intermédiaire du Fonds de consolidation de la paix afin de garantir la cohérence des interventions financières de la communauté internationale. La valeur ajoutée de la CCP pourrait ainsi résider dans une sélection concertée des projets et des Etats bénéficiaires des fonds qui transitent par le Fonds de consolidation de la paix.

Cette Commission doit revoir certaines de ses méthodes de travail et intensifier son action sur le terrain. La présence sur place, à travers un point focal de la CCP ou par le biais du Bureau intégré des Nations unies, est une condition nécessaire à l’efficacité de la coordination des efforts internationaux et à la crédibilité de la CCP . Les bureaux intégrés des Nations unies doivent servir de relais efficaces et quotidiens dans la mise en œuvre des orientations définies de façon conjointe par la CCP et l’Etat en question.

J’aimerais enfin saluer le rôle du Bureau d’appui à la consolidation de la paix, pour son soutien aux activités de la CCP,. Je souhaite également le plus grand succès à Madame Judy Cheng-Hopkins qui a récemment pris ses fonctions.

Monsieur le Président,

Pour conclure, la revue 2010 de la CCP est à nos yeux une étape déterminante pour permettre à celle-ci d’améliorer l’efficacité de son action et de gagner en visibilité et en influence, à la fois à New York mais aussi et surtout sur le terrain. Cet examen approfondi et objectif devra faire un point exhaustif des forces mais aussi des faiblesses de l’action de la CCP afin de lui permettre de gagner en efficacité.

Je vous remercie Monsieur le Président./.



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