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8 janvier 2009 - Conseil de sécurité - Explication de vote prononcée par M. Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères et européennes

Nous sommes réunis au Conseil de sécurité, malgré les difficultés, pour une même cause : obtenir le cessez-le-feu.

Le projet de résolution qui nous est présenté est a la hauteur de la situation très grave que connaît aujourd’hui le proche orient. La mobilisation d’un si grand nombre de ministres de la région, comme la mobilisation du Conseil, le prouve.

Gaza connaît une crise humanitaire sans précédent. Le bilan des violences est extrêmement lourd. Nous avons ce soir une pensée très émue pour les très nombreuses victimes, pour les familles endeuillées, de part et d’autre, par cette tragédie.

L’arrêt immédiat des combats est la priorité absolue. L’Union européenne, la France, le président Sarkozy sont entièrement mobilisés depuis dix jours pour trouver une issue, comme nombre d’entre vous.

Nous ne mettons pas sur le même plan les Etats, et j’inclus bien évidemment l’Etat d’Israël comme j’inclus bien évidemment l’Etat palestinien que nous appelons tous de nos vœux, et les mouvements dont la seule ambition est de détruire par la violence le processus de paix.

Ce projet reprend les principaux paramètres d’une sortie de crise : arrêt des tirs de roquettes, cessation des opérations militaires israéliennes, cessez le feu permanent qui passe notamment par l’ouverture des points de passage et une lutte effective contre les trafics d’armes.

Ces paramètres, les Ministres des affaires étrangères de l’Union européenne les avaient proposés lors de leur réunion du 30 décembre a Paris. Ces paramètres, le Président de la République française, Nicolas Sarkozy, au cours de sa tournée régionale les a négociés avec les Etats de la région. Le Président Moubarak, suite a cette initiative, a propose un plan de paix auxquels les dirigeants de la région ont répondu favorablement : ce plan représente pour nous le seul chemin viable de sortie de crise, le seul espoir de paix et nous nous réjouissons que le projet de résolution encourage ces efforts. Les contacts en cours entre Israéliens et Egyptiens nous laissent espérer.

Nous exprimons ce soir un seul regret, et ce regret vient d’un pays qui a toujours plaidé pour un rôle essentiel des Nations unies et du Conseil de sécurité au Proche Orient : c’est que malgré notre appel insistant, il n’ait pas été possible au Conseil de sécurité de donner un peu plus de temps pour rapprocher les points de vue des négociateurs sur le terrain. Un peu plus de temps pour permettre au conseil de sécurité de consacrer, d’endosser le résultat de la négociation en cours pour obtenir un cesser le feu permanent et durable.

Ce message d’espoir doit être entendu sans délai. Les négociations en cours doivent aboutir très rapidement. La paix est impérative.



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