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Côte d’Ivoire - Adoption de la résolution 1975 - Déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes

Paris, 31 mars 2011

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté hier à l’unanimité la résolution 1975 sur la situation en Côte d’Ivoire, qui exige clairement que la volonté du peuple ivoirien soit respectée et qui soumet Laurent Gbagbo et ses proches à des sanctions. Cette résolution a été adoptée face à la gravité de la crise qui frappe la Côte d’Ivoire.

La France et le Nigéria ont été ensemble à l’initiative de cette résolution qu’ils ont portée au Conseil de sécurité. Dans les circonstances présentes, ce texte répond à une nécessité.

Le Conseil de sécurité exige clairement que la volonté du peuple ivoirien soit respectée et appelle instamment Laurent Gbagbo à reconnaitre pleinement Alassane Ouattara comme président légitimement élu de Côte d’Ivoire. Son élection a d’ailleurs été reconnue par l’ensemble de la communauté internationale à commencer par les pays africains au travers des positions constamment exprimées par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest et par l’Union africaine.

Pour la première fois, le Conseil de sécurité sanctionne directement des personnalités ivoiriennes et condamne l’usage d’armes lourdes contre des civils. Le Conseil demande à l’ONUCI, la force des Nations Unies en Côte d’Ivoire, de mettre tout en œuvre pour empêcher que ces armes soient tournées contre la population c’est à dire, pour être clair, à les saisir.

Le Conseil de sécurité souligne également que les violences commises par les forces de Laurent Gbagbo sont susceptibles de constituer des crimes contre l’humanité, qui relèvent de la compétence de la Cour pénale internationale.

Par cette résolution, les membres du Conseil de sécurité apportent leur plein soutien à la paix et à la démocratie en Côte d’Ivoire. Ils adressent également un message très clair à Laurent Gbagbo : il doit respecter la volonté du peuple ivoirien.

Laurent Gbagbo et ses proches doivent entendre ce message et arrêter de faire couler le sang de leurs compatriotes.

Savez-vous si Laurent Gbagbo continue de payer les salaires des forces qui lui sont fidèles jusqu’à aujourd’hui ?

Afin de priver Laurent Gbagbo des ressources financières qui lui avaient permis de faire obstacle au respect du résultat des élections, l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, l’Union européenne, et d’autres partenaires extérieurs de la Côte d’Ivoire ont pris de mesures économiques et financières visant à empêcher le détournement des ressources publiques de la Côte d’Ivoire.

L’UEMOA a ainsi décidé en décembre dernier, suite à une décision de la CEDEAO, de reconnaître Alassane Ouattara comme président légitimement élu de Côte d’Ivoire, reconnaissant donc sa signature pour les comptes publics de l’Etat ivoirien.

L’Union européenne a adopté dès décembre dernier des mesures, comprenant une interdiction de visa et un gel des avoirs, visant les personnes et entités qui s’opposent à l’autorité du président légitime et financent les activités de Laurent Gbagbo.

La résolution 1975 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée hier à l’unanimité, renforce ce dispositif en imposant des sanctions ciblées, y compris des sanctions financières, à l’encontre de Laurent Gbagbo, de son épouse et de trois de ses conseillers proches.



Pour en savoir plus, consulter notre fiche Côte d’Ivoire.



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