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12 février 2012 - Journée internationale des enfants soldats

Déclaration du porte-parole
du ministère des Affaires étrangères et européennes
Paris, le 11 février 2012


A l’occasion de la Journée internationale des enfants soldats (12 février), la France souhaite rappeler son engagement en faveur de la protection de l’enfance dans les conflits armés.

Alors que nous célébrons cette année le dixième anniversaire du Protocole facultatif à la Convention des droits de l’enfant relatif à l’implication des enfants dans les conflits armés et le cinquième anniversaire du lancement des Engagements de Paris, il resterait encore près de 250 000 enfants soldats dans le monde. La mobilisation en faveur de la lutte contre ce fléau doit se poursuivre.

La France soutient, à cet effet, la campagne lancée par la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour les enfants et les conflits armés, en vue de parvenir à la ratification universelle du Protocole facultatif relatif à l’implication des enfants dans les conflits armés et appelle l’ensemble des pays ne l’ayant pas encore fait à adhérer au Protocole.

La protection des enfants dans les conflits armés constitue une priorité française en matière de droits de l’Homme. La France a été à l’origine de la tenue en février 2007 de la conférence « Libérons les enfants de la guerre » organisée avec l’UNICEF, qui a permis l’adoption des Principes et Engagements de Paris. Ils définissent des mesures concrètes en matière de prévention, de lutte contre l’impunité, de protection et de réinsertion des enfants. Afin de renforcer les engagements des Etats et de développer de nouveaux programmes de protection et de réinsertion des enfants soldats, la France organise chaque année avec l’UNICEF un Forum de Suivi des Engagements de Paris, maintenant endossés par 100 Etats.

Au niveau européen, la France a contribué à l’adoption par l’Union Européenne en 2003 des Lignes directrices sur les enfants et les conflits armés, qui ont donné lieu à l’élaboration d’une stratégie de mise en oeuvre ciblant 19 pays prioritaires, révisée en décembre 2010. Dans le cadre des Nations unies, la France participe activement au Groupe de travail du Conseil de sécurité sur les enfants et les conflits armés, qu’elle a contribué à créer en 2005 et qu’elle a présidé jusqu’en 2009. Ce Groupe de travail, qui constitue l’un des éléments centraux du dispositif de lutte contre le phénomène des enfants soldats, examine les rapports établis sur la situation dans les pays problématiques et émet des recommandations à leur égard.

La France a encouragé l’adoption de la résolution 1998 du Conseil de sécurité le 12 juillet 2011, qui permet d’ajouter les attaques contre les écoles et les hôpitaux parmi les critères de listage des parties annexées au rapport annuel du Secrétaire général ("liste d’infamie"). Cette résolution demande également au Groupe de travail d’envisager, dans un délai d’un an, des mesures visant à accroître la pression sur les parties qui persistent à commettre des violations en matière de participation des enfants à des conflits armés. Le renforcement des pressions sur les violateurs persistants constitue pour nous un point fondamental.

Enfin, dans le cadre bilatéral, la France mène depuis 2008 un projet pluriannuel de coopération d’un montant de 2 millions d’Euros visant à améliorer la protection des enfants dans les conflits armés dans la région de l’Afrique des Grands Lacs (Burundi, Ouganda, République démocratique du Congo) et celle de l’Afrique Centrale et de l’Est (République centrafricaine, Soudan, Tchad). Dans ces deux régions, les interventions sont articulées autour de trois composantes :

- la protection et l’assistance, afin de faciliter la réinsertion durable des enfants victimes des conflits armés ;

- la prévention et la sensibilisation, afin de lutter contre l’utilisation d’enfants dans les conflits armés et de renforcer les droits des enfants dans les conflits armés ;

- le renforcement des capacités des communautés et des autorités à prendre en charge la gestion des enfants victimes des conflits armés.

La France continuera de faire de l’enrôlement d’enfants soldats, érigé en crime de guerre par le Statut de la Cour Pénale Internationale, l’un de ses combats prioritaires en matière de droits de l’Homme.

En savoir plus sur l’ONU et les enfants dans les conflits armés



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