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17 mai 2010 - Nucléaire iranien : Déclaration du Porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes

L’annonce d’une réponse iranienne sur le réacteur de recherche de Téhéran (TRR), plus de six mois après que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a transmis sa proposition initiale, est à mettre au crédit des efforts brésiliens et turcs, que nous saluons. Avant de nous prononcer, nous devons examiner le contenu de la réponse.

L’Iran devra informer l’AIEA par écrit en réponse à l’offre formelle qui lui a été faite en octobre dernier ; ce n’est qu’alors que nous pourrons juger du sérieux de la réponse iranienne. N’oublions pas que les Iraniens ont multiplié les déclarations contradictoires sur ce sujet ces derniers mois.

Cependant, ne nous leurrons pas : une solution à la question du TRR, le cas échéant, ne règlerait en rien le problème posé par le programme nucléaire iranien. L’échange d’uranium envisagé n’est qu’une mesure de confiance, un accompagnement.

Le cœur du problème nucléaire iranien, c’est la poursuite des activités d’enrichissement à Natanz, la construction du réacteur à l’eau lourde d’Arak, la dissimulation du site de Qom, les questions des inspecteurs de l’AIEA laissées sans réponse à ce jour. Depuis la proposition de l’AIEA en octobre dernier, l’Iran enrichit de l’uranium à 20%.

C’est à ces violations constantes des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et du Conseil des gouverneurs de l’AIEA que l’Iran doit immédiatement mettre fin. C’est à cette fin que nous préparons à New York, avec nos partenaires du Conseil de sécurité, de nouvelles sanctions.



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