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LA PLATEFORME DE DURBAN : UN COMPROMIS IMPORTANT QUI PRESERVE NOS AMBITIONS D’UN ACCORD GLOBAL ET EFFICACE CONTRE LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes

Paris, le 12 décembre 2011


La 17ème Conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique et la réunion des parties du protocole de Kyoto se sont achevées ce dimanche 11 décembre 2011 au matin, à Durban, sur un succès garantissant l’avenir du protocole de Kyoto.

A l’issue de la Conférence, les parties se sont accordées sur un jeu de quatre textes qui consolident le système multilatéral et ouvrent la voie à un accord global réunissant l’ensemble des Etats :

— Une décision de la conférence prévoit qu’une deuxième période d’engagement du protocole de Kyoto s’ouvrira le 1er janvier 2013 pour une durée de 5 ans.

— La Plateforme de Durban adoptée en lien avec cette décision lance un processus pour développer un protocole, un autre instrument juridique ou un texte agréé doté de force juridique dans le cadre de la Convention applicable à toutes ses parties. Elle crée à cette fin un groupe de travail ad hoc dont les travaux engagés avant la mi-2012 devront s’achever au plus tard en 2015, pour prendre effet à compter de 2020. Ce processus ambitieux aura pour but de renforcer les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre afin de limiter efficacement l’augmentation de la température moyenne de notre planète. Il s’inspirera, entre autres, du prochain rapport du GIEC et des résultats de la revue de 2013-2015.

— L’accord atteint à Durban permet également la mise en œuvre des décisions prises à Cancun. En particulier, la conférence a donné le coup d’envoi de la mise en place du fonds vert pour le climat. Celui-ci contribuera d’ici 2020 à la mobilisation des 100 milliards de dollars par an promis par les pays développés pour aider les pays en développement dans leur action contre le changement climatique et ses effets.

La France se félicite de cet accord. Il doit permettre de renforcer l’ambition du régime international de lutte contre le changement climatique. Ce succès est le fruit de la conduite avisée des négociations par la présidence sud-africaine. La France, avec l’Union européenne, continuera à assumer toutes ses responsabilités et à rester force de proposition principale contre le changement climatique.



Pour en savoir plus sur le changement climatique.



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