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Sommet sur la Sécurité nucléaire
(Séoul, 26-28 mars 2012)

Déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes
Paris, le 26 mars 2012


Le Premier ministre représente la France au deuxième Sommet sur la sécurité nucléaire qui s’est ouvert aujourd’hui à Séoul.

Le Sommet de Séoul constitue une nouvelle étape dans la prise en compte, au plus haut niveau international, de la menace terroriste nucléaire et de la nécessité de sécuriser les sources les plus vulnérables. Il doit également être l’occasion, pour chaque État participant, de démontrer les progrès réalisés en matière de sécurité nucléaire, au regard notamment des engagements pris lors du premier sommet de Washington en 2010.

La France agit depuis longtemps en faveur de la sécurité nucléaire dans toutes les enceintes internationales. Dans ce domaine, nous sommes attachés au principe de responsabilité première des États, tout en reconnaissant le rôle essentiel de la coopération internationale, au travers notamment de l’action de l’AIEA. En particulier, nous encourageons tous les pays exploitant des installations nucléaires à demander à l’AIEA de mener une mission dite IPPAS (International Physical Protection Advisory Service) afin d’évaluer le régime national de protection physique des activités nucléaires, comme nous l’avons fait en 2011.

Le Sommet de Séoul sera l’occasion de rappeler notre soutien aux instruments et mécanismes existants en faveur du renforcement de la sécurité nucléaire, ainsi que la nécessité que les conventions pertinentes - notamment la Convention sur la protection physique des matières nucléaires et des installations nucléaires et la Convention sur la répression des actes de terrorisme nucléaire - soient intégralement mises en œuvre par l’ensemble des États concernés. Pour sa part, la France a procédé à une refonte de sa réglementation dans le domaine de la protection physique des matières nucléaires.

Nous nous félicitons que ce deuxième Sommet prenne désormais pleinement en compte la question du terrorisme radiologique, comme nous l’avions proposé à Washington. L’utilisation potentielle de sources radioactives à des fins malveillantes constitue en effet une menace réelle, distincte de celle du terrorisme nucléaire. Conformément aux orientations promues lors du sommet de Washington, la France a mené à bien le recensement de l’ensemble des sources radioactives usagées d’origine française dans le monde et engagé quand cela était nécessaire des opérations de sécurisation.

Nous mettrons enfin en avant notre action s’agissant de formation sur la sécurité nucléaire, en rappelant par exemple la création de l’I2EN (Institut international de l’énergie nucléaire), ainsi qu’en terme de recherche, puisque la France soutient le développement de procédés permettant de s’affranchir à moyen terme d’uranium hautement enrichi pour le fonctionnement des réacteurs de recherche et la fabrication de radioéléments médicaux.

Ces efforts s’inscrivent en complément de ceux menés par notre pays dans le domaine de la sûreté nucléaire et de la non-prolifération, afin de promouvoir le développement responsable des applications civiles du nucléaire.



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