La France a appris avec émotion le bombardement par l’armée soudanaise qui a touché un camp de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud. Elle condamne cet acte inacceptable contre une opération de maintien de la paix et rappelle sa solidarité avec les forces des Nations unies.
La France appelle le Soudan à cesser immédiatement ses opérations militaires sur le territoire sud-soudanais et les autorités sud-soudanaises à se retirer de Heglig. Elle condamne également l’incursion militaire sud-soudanaise en territoire soudanais et la prise de la ville de Heglig. Ces actes mettent en danger la stabilité régionale et risquent de conduire les deux Etats à un affrontement généralisé dangereux.
Le différend frontalier qui oppose les deux Etats ne pourra pas être réglé par des moyens militaires mais par une négociation politique fondée sur le respect de l’intégrité territoriale de chaque Etat et de leurs engagements internationaux. La France apporte tout son soutien à l’ensemble des organisations internationales et africaines engagées pour la résolution des différends entre le Soudan et le Soudan du Sud. Elle appelle instamment Khartoum et Djouba à coopérer activement avec elles en vue d’un règlement pacifique de leurs contentieux.
La mise en oeuvre des accords du 29 juin et du 30 juillet 2011 sur l’établissement d’une zone frontalière démilitarisée et surveillée internationalement, ainsi que de l’accord de coopération et de non agression du 10 février 2012, doit être poursuivie de toute urgence pour permettre un règlement politique des tensions actuelles.