1. Les Nations unies : une opportunité pour les entreprises françaises
2. L’initiative du Pacte mondial ou Global Compact
3. Contacter le pôle commercial de la Mission Permanente
4. Déclarations de la France à l’ONU
Forte progression des achats, en grande partie due aux Opérations de Maintien de la Paix
Les achats de la « sphère onusienne », à savoir l’Organisation des Nations unies en tant que telle et les nombreux Fonds, Agences et Programmes qui, tels l’OMS ou l’UNICEF, la complètent, représentent des montants considérables, en constante augmentation depuis 2003. Ceux-ci ont totalisé, en 2008, 13,69 milliards de dollars US, dont 3,1 milliards liés aux Opérations de Maintien de la Paix (OMP). Ces dernières années, l’Organisation des Nations unies a vu ses mandats se multiplier afin de répondre aux instabilités politiques mais aussi aux catastrophes naturelles et humanitaires dans le monde. Cela explique la progression régulière des achats. L’accélération sans précédent de +34% en 2008 tient à I’ampleur des OMP déployées sur mandat du Conseil de Sécurité des Nations Unies, dont le budget (8 milliards de dollars US pour l’exercice en cours) et les effectifs (110 000 hommes) connaissent une augmentation exponentielle.
MONTANT TOTAL DES ACHATS DU SYSTEME DES NATIONS UNIES (MILLIARDS DE DOLLARS US)
La hausse de +34% entre 2007 et 2008 est principalement liée aux Opérations de Maintien de la Paix (OMP)
Sources : Nations Unies
Des achats onusiens caractérisés par un équilibre entre biens et services et par une externalisation croissante des prestations de service
Les marchés de l’ONU sont passés dans le cadre de procédures transparentes et concernent tous types de biens et services (à l’exception des produits de luxe) concourant à l’action des Nations unies dans ses trois métiers de base que sont « le maintien de la paix », « le développement » et « l’aide humanitaire et d’urgence ». Les prestations de services constituent près de 50 % des commandes passées par les Nations Unies : il s’agit notamment de services de télécommunications, de prestations de conseil et de services de transports. Parallèlement, les produits alimentaires et pharmaceutiques, les véhicules, les produits et services liés aux technologies de l’information et de la communication etc. comptent parmi les biens les plus communément achetés.
Plus des trois quarts des achats sont réalisés par quatre entités
Quatre grandes entités réalisent le plus gros des achats. Le Département des Achats (UNPD) du Secrétariat Général, basé à New York, est ainsi le premier acheteur du système, à l’initiative de plus de 23,3 % du total. Il est notamment en charge d’une grande part de l’approvisionnement des OMP et gère naturellement les achats courants du Secrétariat : informatique, fournitures, transports, restauration, etc. Le Programme Alimentaire Mondial (PAM), basé à Rome, gère près de 22,5% des achats. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF), dont les sièges sont à New York, sont, pour leur part, à l’origine de respectivement 21% et 11,3% des acquisitions du système.
PRINCIPAUX ACHETEURS DU SYSTÈME DES NATIONS UNIES
Sources : Nations Unies
La France, quatrième vendeur du système des Nations unies
Le dynamisme des entreprises françaises sur ces marchés place la France au rang du 4ème fournisseur des Nations unies, derrière les États-Unis, I’Inde et la Suisse. Nos ventes se composent principalement de biens des industries médicale et automobile mais reflètent peu la diversité du tissu économique français. Elles restent majoritairement le fait de grandes entreprises, qui travaillent de longue date avec les Nations Unies. Un nombre heureusement croissant de PME, positionnées sur des créneaux spécialisés, tire également son épingle du jeu, depuis longtemps pour quelques unes. Ainsi une entreprise orléanaise, spécialisée dans les pompes hydrauliques et plus récemment l’éolien de pointe, travaille depuis plus de trente ans avec l’UNICEF.
Vendre aux Nations unies : une démarche de long terme
Dans un souci d’efficacité, les entreprises désireuses d’accéder à ces marchés doivent inscrire leur démarche dans la durée et bien préparer leur approche commerciale à destination des Nations unies. On ne fait pas de « coups » avec l’ONU. Chaque structure onusienne a des modalités d’acquisitions propres, même si les règles générales sont globalement très similaires. En dessous d’un certain seuil -fluctuant en fonction des agences, mais qui peut être relativement élevé- les achats peuvent être délocalisés, effectués par les équipes sur le terrain. L’entreprise en prospection commerciale doit donc bien étudier les secteurs d’activités de chaque agence afin d’identifier celles qui seront les plus susceptibles d’être intéressées par les biens ou services qu’elle propose et qui constitueront une porte d’entrée dans le système. Elle devra ensuite s’enregistrer en ligne auprès de l’UNGM, portail Internet commun à une vingtaine d’agences, qui lui permet, une fois l’enregistrement validé, de se faire reconnaitre comme fournisseur potentiel du système et éventuellement de recevoir des sollicitations directes des Nations unies. Elle doit enfin élaborer une stratégie d’approche des acheteurs afin de faire connaitre ses produits, tout en exerçant une action de veille pour mieux identifier les appels d’offres publics sur le site de l’UNGM mais aussi sur les sites de chaque Agence, Fonds et Programme susceptibles de l’intéresser.
Global Compact, un engagement fort pour le développement de l’éthique dans la sphère économique
L’initiative « Pacte mondial », ou « Global Compact », a été lancée en 1999 par Kofi Annan, ancien Secrétaire général de l’ONU, en vue d’encourager l’implication du secteur privé dans la promotion d’un développement éthique. Les entreprises adhérant à Global Compact doivent souscrire à 10 principes généraux relevant des droits de l’homme, des normes du travail, de l’environnement et de la lutte contre la corruption. Elles doivent par ailleurs attester chaque année de leurs efforts pour la promotion de ces principes dans le cadre de leur activité.
L’adhésion à Global Compact, un atout pour travailler avec les Nations unies
Les services des achats des Nations unies soutiennent cette initiative en affirmant dans leur rapport statistique annuel le principe « d’acheter pour un monde meilleur ». Près de 15% des achats réalisés par les agences onusiennes le sont auprès d’entreprises qui adhèrent à Global Compact, soit une augmentation de 3 points par rapport à 2006. Les entreprises intéressées par les marchés de l’ONU doivent être conscientes de l’attachement croissant des organisations de la sphère onusienne à ces principes.
Un sommet ministériel du Pacte mondial s’est tenu à New York du 23 au 25 juin 2010 auquel a participé M. Gilles de Robien, ancien ministre, ambassadeur chargé de la cohésion sociale (lire son intervention).
Pour tout renseignement complémentaire, les sociétés françaises peuvent consulter le site du Pacte Mondial
Un interlocuteur privilégié pour aborder les marchés des Nations Unies
La proximité avec les responsables des achats ainsi que la connaissance des mécanismes et usages du système onusien font du Pôle Commercial de la Mission Permanente de la France à New York un interlocuteur privilégié pour les entreprises souhaitant travailler avec les Nations Unies. Il peut vous guider et vous accompagner dans les différentes étapes de votre prospection et de vos relations avec les acheteurs de l’ONU.
Des séminaires pour entrer en contact avec les acheteurs des Nations Unies
Le Pôle Commercial organise également des séminaires d’information en France et aux États-Unis sur les marchés publics de l’ONU. Ces séminaires sont l’occasion d’entretiens individuels avec des personnes en charge des achats au sein des différentes agences, fonds et programmes de la sphère onusienne. Organisés tous les ans, les séminaires sont annoncés sur le site de la Mission Permanente. Le séminaire EUPF (European Union Procurement Forum), conjointement organisé par la France et l’ensemble des pays de l’Union Européenne, connait par exemple un succès croissant, avec chaque année près de 200 participants. La dernière édition s’est tenue du 12 au 14 avril 2010. Vous pourrez trouver plus d’information sur cet évènement sur le site de l’EUPF .
Contacts :
Éric DUEDAL
Conseiller Économique et Commercial
Email : eric.duedal@dgtpe.fr
Tél : + 1 (212) 702-4984
Fax : + 1 (212) 319-9633
Jean-Baptiste PUPPI
Attaché commercial
Email : jean-baptiste.puppi@dgtpe.fr
Tél : + 1 (212) 702-4909
Fax : + 1 (212) 486-9120
Adresse :
1 Dag Hammarskjold Plaza
245 East 47th Street, 44th Floor
New York, NY 10017
23 juin 2010 - Sommet des dirigeants du Pacte mondial - Intervention de M. Gilles de Robien, ambassadeur chargé de la cohésion sociale
(Juin 2010)